Retrouvez notre revue de presse hebdomadaire, cette semaine sur le thème : travailler autrement.

#ASPIRATIONS #PROFESSIONNELLES

Les Français veulent que leurs aspirations soient plus prises en compte dans leur travail. C’est ce que révèle l’étude sur l’employabilité de l’Institut de l’Entreprise et le groupe EBRA, réalisée par le cabinet ELABE. Ils expriment une envie positive de changements professionnels (changement d’entreprise, de secteur ou de métier). Pour y remédier, les entreprises doivent aider leurs employés à y accéder, en proposant plus de formations par exemple.

#GHOSTING

Alors qu’on avait l’habitude de voir des employeurs “ghoster” leurs candidats, la tendance s’inverse. Cette pratique consiste à couper tout contact avec une personne sans l’avertir et lui donner de raison. De plus en plus de cadres ne répondent pas aux offres des recruteurs, pratiquant ainsi le ghosting. Cela s’explique par un marché dynamique à l’avantage des candidats qui peuvent se montrer plus exigeants. De plus, ils cherchent à se tourner vers des métiers qui ont plus de sens et des entreprises plus éthiques. Les candidats prennent donc le pouvoir, changeant ainsi le paradigme de l’offre et la demande.

#LIEU #TRAVAIL

D’après l’étude What Workers Want de Savills, réalisée dans 11 pays européens, les Français sont mécontents de leur lieu de travail. Seulement 49% se considèrent content, soit le score le plus faible de l’étude, contre 73% des Néerlandais, ces derniers étant les plus satisfaits. La principale raison est le temps passé dans les transports pour arriver sur le lieu de travail. Les Français mettent en moyenne plus de 30 min à se rendre au travail, bien plus que leurs voisins européens. Ils se plaignent également de leurs bureaux, se sentant “figés à leur poste de travail”. Un problème difficile à régler compte tenu de la pénurie de bureaux en France. 

#CODE #VESTIMENTAIRE

Au Japon, le mouvement #KuToo a été lancé pour protester contre le port de talons au travail. Le Japon est un des pays où le patriarcat est encore très présent et se manifeste notamment par un écart de salaire de 27% entre les hommes et les femmes. En France, on observe tout autant le port de talons au travail, mais principalement dans des métiers “en bas de l’échelle”. Alors que le code du travail signale que la tenue vestimentaire ne peut être imposée que pour des raisons sanitaires, de sécurité ou contact avec des clients, certains métiers, hôtesse par exemple, obligent des femmes à porter des talons. 

#INÉGALITÉS #SEXES

Pour lutter contre les inégalités hommes-femmes au travail, l’Etat a instauré par le biais de la Loi Avenir professionnel un index noté sur 100. L’objectif de cet index est de pouvoir éradiquer les inégalités hommes-femmes dans les entreprises d’ici 2022. Sur les 1 200 entreprises de plus de 1 000 salariés qui devaient présenter leurs résultats, 200 entreprises ne l’ont toujours pas fait. Des index déjà publiés, on note que seulement 3% des entreprises obtiennent une bonne note (99 ou 100 points) et 16% sont en “alerte rouge” (en deçà de 75). 

#INÉGALITÉS #PRÉCARITÉ

En France, les inégalités persistent encore, malgré un taux de chômage au plus bas depuis 10 ans et une économie qui se porte mieux. On peut l’expliquer par des chiffres du chômage faussés, qui ne prennent pas en compte les 1,6 millions de chômeurs démotivés. Les inégalités sont aussi liées aux difficultés d’accès au marché de l’emploi pour les personnes peu ou pas diplômées, et à cause de la précarité des emplois obtenus. Ces inégalités sont visibles, que ce soit dans les médias (où les classes ouvrières sont très peu représentées), pour l’accès au numérique ou encore en termes de santé, où les personnes les plus pauvres vivent 13 ans de moins que les plus riches.

#MILLENIALS

Les clichés sur les Millenials peuvent avoir un impact sur le chômage des jeunes. Une certaine image des jeunes, qui seraient moins impliqués dans le travail et plus instables, justifierait la précarité qu’ils connaissent : 31,1% des moins de 25 ans sont en CDD contre 10,1% des 25-49 ans. Pourtant, 56,4% des 18-24 ans déclarent préférer faire carrière dans une même entreprise, ce qui est facteur de stabilité. Or, la précarité que connaissent les jeunes en intérim ou CDD peut être responsable de leur faible engagement au sein de l’entreprise.